The Lighthouse

L’histoire hypnotique et hallucinatoire de deux gardiens de phare sur une île mystérieuse et reculée de Nouvelle-Angleterre dans les années 1890.

Si The Lighthouse est une claque visuelle indiscutable, côté histoire, j’en ressors plutôt circonspect. Robert Eggers signe un film fascinant à regarder, mais qui perd son spectateur en route.

Visuellement, c’est magnifique. J’adore le choix du format carré (1,19 : 1), que je trouve tellement plus fort et immersif que du 16/9 classique. Loin de masquer le décor, ce cadre resserré met au contraire en valeur la verticalité du phare et la rudesse de l’île. Le tout en enfermant les personnage avec nous.

La pellicule 35 mm et les objectifs d’époque donne une très belle texture à l’image. Le travail sur le son fait le reste. Entre la corne de brume qui hurle et l’ambiance de la mer, l’atmosphère est lourde et poisseuse.

Le problème ce trouve plutôt du côté du scénario. Au début, le huis clos fonctionne bien, mais l’histoire finit par tourner en rond das sa propre folie. Entre hallucinations, symboles mythologiques apparaissant sans explication et les délires alcoolisés, le récit devient de plus en plus hermétique.

Arrivé au générique de fin, on reste sur sa faim. On comprend qu’il y q des métaphore de partout, mais le film préfère être mystérieux plutôt que de raconter une histoire vraiment captivante.

Ce fut tout de même un très bon visionnage, mais c’est typiquement le genre de film qu’on apprécie pour sa réalisation, son esthétique pure ainsi que la qualité de jeu des acteurs, et beaucoup moins pour son histoire.

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